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Inventaire des inscriptions sudarabiques. Tome 8, Nihm / Frantsouzoff S., avec une contribution de Ch.Robin. Paris: diff. de Boccard, 2016. In 2 vol.: fasc. A – Les documents : 208 p. ; fasc. B – Les planches : 117 p. (Inventaire des inscriptions sudarabiques, tome 8). ISBN: 978-2-87754-330-9.


En juillet 2005, lors d’un de ces brefs séjours à Aix-en-Provence qui sont devenus réguliers depuis la fin des années 1990, Christian Julien Robin m’a proposé de publier l’ensemble des inscriptions sudarabiques provenant du Nihm. Cette proposition m’a d’autant plus séduit que cette région des Hautes-Terres yéménites2 a été visitée en mai 1971 par mon maître Piotr A. Grjaznevich au cours de sa fameuse expédition de 1970-1971 financée par l’UNESCO. Dès que je lui ai donné mon accord, Chr. Robin a mis à ma disposition tous ses dossiers épigraphiques sur le Nihm, y compris les photographies et les films dont la numé-risation a été entreprise. Le poste de maître de conférences associé au Collège de France que j’ai obtenu pour une période de neuf mois, de septembre 2006 à mai 2007, m’a permis de me consacrer à l’édition de cette collection.

Avant le voyage de R A. Grjaznevich, le Nihm n’avait guère été exploré. Le fondateur de la sabéologie française, Joseph Halévy (1827-1917), l’avait sans doute traversé. Mais les notes qu’il avait publiées étaient décevantes : elles ne men¬tionnaient qu’un tout petit nombre de toponymes, localisés de façon imprécise, et peu de données générales sur le relief et les habitants (Halévy 1872, pp. 17-20). R A. Grjanevich s’étonne que même l’itinéraire ne soit pas indiqué exactement, puisque seuls sont mentionnés les points de départ et d’arrivée (Grjaznevich 1994, p. 378). J. Halévy a publié les premiers documents sudarabiques de cette région, pour la plupart de courts graffites, dont le nombre atteint 56. Mais ils sont tellement altérés qu’aucune restitution du texte ne paraît possible3. Dans deux cas Chr. Robin a eu l’occasion de comparer les copies de deux inscriptions rupestres relevées par J. Halévy avec leurs originaux (Nihm/Sidd ‘Àmir 3 = Hal 140 ; Nihm/ Sidd Àmir 6 = Hal 141 + 142). Ces copies sont extrêmement fautives. Bien plus, J. Halévy « omet de signaler le barrage voisin et donne comme provenance “Dje¬bel Scheihân” (lieu-dit entre Milh et Mahallî) : il est évident qu’Halévy ne les a pas vues lui-même mais qu’il s’est servi de matériaux collectés par son guide yéménite Habshûsh » (Robin 1988, p. 104). Un tel jugement peut être étendu à tous les textes du Nihm que J. Halévy a publiés. Quant à Eduard Glaser, s’il n’a pas pénétré à l’intérieur du Nihm (Glaser, Müller D. & Rhodokanakis 1913, pp. 90, 105, 111, 183), il a obtenu l’estampage de deux inscriptions juridiques importantes, remployées dans la mosquée du village d’al-Hàrith (Nihm/Barràn 5, 6 = G1 1142, 1143) et celui de la 2e moitié d’une inscription de construction provenant du même site (Nihm/Barràn 9 = G1 1431/5-8).

Dans l’Antiquité, le Nihm n’était ni politiquement ni culturellement une région autonome à la différence du Jawf ou du Hadramawt : il appartenait à la péri¬phérie orientale du vaste pays de Sam'T4. Le nom du Nihm, qui est complètement inconnu dans l’épigraphie sudarabique, semble apparaître à la fin de l’époque préislamique ou à l’aube de l’islam. Au xc siècle è. chr., le célèbre encyclopédiste yéménite al-Hasan b. Ahmad al-HamdànT le mentionne à plusieurs reprises dans sa Description de la péninsule Arabique, le plus souvent comme Jabal (ou Jibàl) Nihm (Hamdànï-Müller D. 1884-1891, 1, pp. 814 n, 838 9, 1 102, 126)0, 13522, 167,9.20). À l’origine, le Nihm était un nom ethnique porté par une branche de la puissante tribu de BakTl, qui appartenait à la grande confédération nord-yémé- nite de Hamdân (Ibn al-Kalbï-Caskel 1966, I, Taf. 230 ; II, p. 448 ; Hamdànï- Akwa' 1963-1966, 2, p. 303 ; Hamdànï-Akwa' 1990, pp. 189, 192-199)5, et on l’a appliqué, comme il était d’usage, aux territoires où les Nihmites habitaient. Dans l’ouvrage géographique déjà cité, al-HamdànT utilise l’appellation Nihm alternativement comme ethnonyme et comme toponyme6. En 1888, au cours de son voyage de San'à’ à Mârib, E. Glaser considère Nihm plutôt comme nom de tribu7. Vers le milieu du xxc siècle, on définissait encore le Nihm en premier lieu comme une tribu bakllite {min qabâ il Bakïl) et ensuite comme une région (Hajrï 1996, p. 746). Vers le début des années 1970, la tribu du Nihm se divisait en deux fractions : al-Sharqiyya qui occupait la région du Nihm et al-Shimàliyya qui habitait au nord-ouest de al-Jawf, dans la région d’Amïr ; le Nihm al-Sharqlya, à son tour, se divisait en six fractions réunies en deux groupes : Mikhlàfî (Tyàl Sayyàd, Tyàl Mansür, Murhiba) et Ghufayrï (Tyàl Ghufayr, al-Hanashàt, Jidàn). Depuis le xixc siècle, au moins, le chef des Nihmites portait le titre de naqïb et appartenait au lignage des À1 AbT Luhüm de la fraction de Jid àn (Grjaznevich 1994, pp. 380-381).

Les documents épigraphiques du Nihm sont édités site par site selon leur datation qui, dans la grande majorité des cas, est fondée sur les critères paléogra-phiques8. Quant aux sites ou lieux de provenance, ils sont disposés dans le même ordre que dans les dossiers de Chr. Robin. C’est lui qui a pris toutes les photogra¬phies publiées ici, à l’exception de celles de Nihm/al-Qutra 4, 6, 18 = Gr 341, 338, 342 (pl. 44, 46, 57) faites par P. A. Grjaznevich. Malheureusement l’estampage de Nihm/al-Qutra 7 = Gr 339 et la photographie de Nihm/Ibn Ghaylàn 1 = Gr 348 n’ont pas été retrouvés dans les archives de ce dernier. Les plans 1, 2 et 4 ont été dressés par P. A. Grjaznevich, les plans 3 et 5 par Pascal Prunet et Jean-François Breton à qui on doit également, en collaboration avec Rémy Audouin, le plan 6.

Je voudrais exprimer ma profonde reconnaissance à Christian Julien Robin qui m’a généreusement confié l’édition de cette collection et m’a assisté durant toutes les étapes de mon travail sur ce volume. Mes remerciements s’adressent aussi à mes collègues sabéologues Alessandra Avanzini et François Bron qui m’ont éclairé de leurs avis sur divers problèmes paléographiques et à l’ensemble du personnel du Laboratoire des études sémitiques anciennes qui a fait tout son possible pour faciliter mon séjour à Paris.

Paris
septembre 2006-mai 2007

Serguei A. FRANTSOUZOFF

Maître de conférences associé au Collège de France Maître de recherche
à l Institut d ’études orientales de l'Académie des sciences de Russie
(Saint-Pétersbourg)

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Arabic epigraphy
Nihm
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